Natural beauty | Vas-y mollo Micheline

Bonjour Micheline – La genèse

26 février 2017

J’ai réellement du m’intéresser à la cosmétique bio et naturelle il y à environ 3 ans, lorsque j’ai pris conscience qu’avoir une peau d’ado – comprenez une peau un peu dégueulasse avec des boutons récurrents un peu partout sur le menton – n’était plus si acceptable à 22 ans. Étonnamment, ces petites poussées d’acnés ont commencées vers 18 ans… Un beau cadeau de la vie. Ce n’était pas une catastrophe, loin de là, et je n’ai jamais accordé au maquillage ou au nettoyage de ma peau une place de choix dans mon quotidien, mais moi qui n’avais aucun problème à aller au lycée ou à la fac sans trop, voire pas du tout de maquillage, je me trouvais un peu face à ma solitude lorsque, même le temps d’aller chercher une baguette – bon, ok, un paquet de Shoko-Bons… ça va ! – je ne pouvais plus sortir sans cacher mes quelques spots.

Ma mère m’avait pris rendez-vous avec une dermato qui, à l’époque, avait eu une réaction assez tiède quant au diagnostique de ma peau : un peu moche, certes, mais pas assez pour me mettre sous un traitement médicamenteux, le roaccutane en l’occurrence, et je dois dire que ça m’arrangeais pas mal car j’ai un rapport à la médication pharmaceutique un peu compliquée. Le fait est que je suis repartie de ma séance chez la dermato avec une cure de gélules de zinc et une liste longue comme le bras de produits à acheter en pharmacie ; la gamme Cleanance d’Avene notamment.

Bien entendu, même si je me tenais à cette nouvelle routine plutôt sérieusement, il n’y à pas eu de miracle conséquent, ma peau se portait un peu mieux mais ce n’était pas suffisant. Et puis un jour, un peu par hasard, j’ai commencé à m’intéresser à la composition des produits que j’utilisais, la liste des composants m’intriguait (mais qui diable est ce sodium laureth sulfate?! Le dimethi-what ?) et évidemment je me suis posé pas mal de questions, moi qui avait une confiance aveugle aux produits de pharmacie et leurs mentions « hypoallergénique » ou « testé sous contrôle dermatologique », je croyais sincèrement que la formulation de ces produits étaient clean… mais que nenni.

Mon déclic sur le maquillage s’est fait un peu plus tard mais j’ai très vite réalisé que mes petits problèmes de peau étaient liés d’une certaine façon aux produits que j’utilisais. J’ai suivi le même cheminement que pour les soins : recherche, constatation, outrage, désespoir puis modification de mes habitudes, car c’est bien de cela dont il s’agit : profondément changer ses habitudes, ses gestes quotidien et aller un peu à l’aveugle vers un terrain flou.

Aujourd’hui, il  n’est pas très compliqué de savoir tout ce qu’il se cache derrière les mentions « parabène » « dimethicone » ou encore « PEG » dans la compositions des produits que nous utilisons ; je ne peux que vous conseiller cette page  très complète et accessible ; vous n’avez qu’a entrer l’un des composant présent dans un produit pour savoir comment celui-ci est classé (de « très bien » à « déconseillé »). Un article assez complet sera d’ailleurs rédigé à ce propos un peu plus tard sur le blog.

Et un beau jour, miracle et révélation : j’appliquais sur ma peau, entre les soins et le maquillage de grande distribution, une quantité de merde absolument incroyable. Et je ne m’en serais jamais rendue compte si ma peau n’était pas devenue aussi capricieuse. Pour chercher des alternatives, j’ai passé des jours à arpenter les internets pour récolter des avis et conseils pour enfin tomber sur l’idée la plus évidente du monde : puisque je ne me satisfaisais plus de ce que je trouvais dans le commerce, j’allais m’y coller moi-même. J’ai passé une commande sur le site aroma zone et j’y ai choisi quelques produits pour démarrer en douceur : huile végétale de noisette (rééquilibre la production de sébum, cicatrisante), huile végétale de jojoba (nourrissante, cicatrisante, régénérante), gel d’aloe vera (hydratant, apaisant, purifiant), poudre de noyau d’olive (en base de gommage pour le visage) et hydrolat de citron (purifiant et astringente). C’était plutôt basique mais ce combo fait toujours parti de ma routine soin. En période de stress ou pendant des pics hormonaux compliqués – « pics hormonaux compliqués » c’est un euphémisme pour dire « période de règle qui me rend nerveuse, tendue, transpirante, puante et boutonneuse – j’applique le soir, au doigt propre ou au coton tige, quelques gouttes d’huile essentielle de tea-tree, chère à mon cœur car antibactérienne, anti-infectieuse et véritable alliée anti-spot, elle aide à réduire les imperfections de mon visage. Petit bémol : cette HE sent très fort et repousse facilement le mâle ou la femelle qui partage votre lit. Petit bémol (bis): les huiles essentielles sont extrêmement concentrées en actifs et peuvent ne pas être supportées par tous ; les enfants de moins de 3 ans et les femmes enceintes ou allaitantes notamment. Assurez-vous de faire un test dans le pli de votre coude avant chaque utilisation d’une nouvelle HE (tout le monde le dit, personne ne le fait jamais mais soyez un peu responsable, merde).

Une fois que ma routine de soin était bien ancrée dans mon quotidien et avait effacé la majorité de mes produits un peu crades présents dans ma salle de bain, j’ai eu le même cheminement concernant le maquillage : adieu composants dégueulasses, adieu ! Finalement, au delà du fait d’être devenue un peu plus pointilleuse sur mes choix cosmétiques, j’en ai réalisé tous les bénéfices même des années après : ma peau se porte tellement mieux c’est sûr, mais je restreins aussi de mon quotidien quantité de produits toxiques ; perturbateurs endocriniens, PEG, parabènes et ceux que je redoute le plus : les silicones, you bitches.

Cela étant dit, et malgré mon admiration sans bornes pour les femmes belles, épanouies, entrepreneuses, mères, amantes, véganes et/ou qui ne mangent pas leurs crottes de nez, j’ai un peu de mal avec la figure merveilleuse et quasi sans défauts qu’on essaie de nous mettre sous les yeux. A mon petit niveau, pour la planète, pour les animaux et pour mon bien-être, je tente évidemment de faire ce qu’il me semble le plus juste, en rapport avec mes valeurs, mais je reste intimement persuadée que je n’ai pas les épaules pour tout cumuler. Même si je tends très sincèrement vers un mode de vie qui limite considérablement les déchets, les produis cosmétiques ou hygiéniques superflus et aux compositions néfastes pour les hommes et l’environnement, ma consommation de viande et de poisson, je n’ai pour l’instant pas le courage d’amorcer un changement si radical sur tous les fronts. Il y à des choses sur lesquelles je suis intransigeantes et il y à d’autres choses que laisse couler ; tous les produits qui composent ma routine maquillage et soin ne sont pas bio/naturels, j’éprouve un plaisir fou à me gaver d’un fast-food bien gras de temps en temps et je n’arrive pas à me convaincre de jeter mes tampons pour les remplacer par une cup en plastique, entre autres choses. Et je ne culpabilise pas vraiment, je n’estime pas que mes efforts soient moins significatifs que d’autres et j’ai toujours eu un faible pour la bienveillance. Voila, ici, nous serons bienveillants.

Pour finir, il est évident que tout n’est pas merveilleux, il a aussi fallu s’adapter, s’interroger et même résister aux appels alléchants de la cosmétique grand publique car, autant ma routine de soin me convient parfaitement, autant trouver des produits make-up bio et naturels qui tiennent la route – et sans y laisser la moitié de son salaire –  c’est une quête de longue haleine que je commence tout juste a peaufiner après 3 ans d’une lutte sans précédent. Et ça, c’est beau.

Et pour vous donner quelques clés, je vous conseille vivement de lire le livre “Slow cosmétique, le guide visuel” de Julien Kaibeck et Mélanie Dupuis qui est une mine d’or pour amorcer un retour aux sources de la cosmétique. Ce bouquin est très clair, accessible et il y donne une astuce imparable pour veiller à n’acheter que des produits de qualité : toujours garder sur soi une petite check-list avec inscrit dessus tous les ingrédients à éviter afin de s’assurer que, lorsque cela sera nécessaire, nous aurons sous les yeux un petit guide qui nous permettra de savoir si un composant est “bon” ou pas.

N.B : Je n’exclue évidemment pas le rôle de mon alimentation dans l’apparition de ces imperfections récurrentes et même si j’essaie réellement de faire attention à ce que je mange, j’ai une obsession littérale pour la bouffe. J’aime la bouffe, partout, tout le temps. Mais j’y travaille.

Et vous, où en êtes vous dans votre rapport aux cosmétiques ?

Oh, et Micheline est mon troisième prénom. Bienvenue !

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